24/09 > 30/10/2026
La Maison de la Catalanité
BESTIAIRE
CORINNE TICHADOU
VERNISSAGE VENDREDI 25 SEPTEMBRE 18H30
SAMEDI 17 OCTOBRE
Visite commentée par Daniel Dumoulin (Auteur)
en présence de l'artiste.
L’exposition s’ouvre avec Orphée enchante la nature, une œuvre monumentale qui donne la clé de lecture de l’ensemble du parcours. Figure mythologique capable d’établir un lien entre les êtres vivants, Orphée introduit un univers où les animaux occupent pleinement l’espace de la représentation.
APERÇU...
TICHADOU ET SON BESTIAIRE
À l’été 2012, le Palais des Rois de Majorque ouvrait ses portes à Corinne Tichadou avec des œuvres variées, des personnages et des animaux, et autres. Le département en sa Maison de la Catalanité l’invite une nouvelle fois. Il s’agit aujourd’hui d’une exposition à thème, d’un BESTIAIRE qui a nécessité une année pleine de travail et 150 toiles.
Qui dit bestiaire dit animaux... Pourtant c’est Orphée qui nous accueille charmant ces créatures pour nous convier dans l’imaginaire de l’artiste.
Même si des dizaines d’espèces sont représentées, c’est l’inverse d’un zoo, d’abord car certaines viennent du fond des âges, aurochs et mammouths, mais surtout parce que ses animaux sont de vrais personnages, libres, porteurs d’émotions, de sentiments, d’une vie intérieure, même les plus simples. Plutôt un inventaire à la Prévert. Et même si tout est figuratif, ou à peu près, la réalité est déformée, amplifiée, magnifiée, toujours à la manière Tichadou avec son travail sur les fonds, partie intégrante du sujet, sur les limites, sur la matière et sur la couleur.
C’est de la poésie à tous les niveaux, de son burro català porteur de singes à ses méduses à la sinuosité flottante, de la tendresse avec son gorille portant son petit, de la légèreté de ses hippocampes à sa baleine, de la force de ses bisons, de la douceur de ses flamants s’ébrouant face au Canigou, de la puissance de ses poulpes ... On pourrait décliner à l’infini, mais mieux vaut venir les admirer.
Rajoutons son travail récent sur les céramiques décorées, peintes pour certaines, gravées pour d’autres à l’image des rupestres du Tassili.
Pour la première fois, aussi, on a la chance de voir des ébauches de son travail, des esquisses et aussi des textes, Corinne écrit comme elle peint avec force et légèreté.
Et de son Animal à l’Homme il n’y a qu’un pas, chaque image renvoyant à une facette de la condition humaine et aux liens invisibles qui unissent toutes les formes du vivant.
Ne manquez pas cet instant suspendu !
Maison de la Catalanité, Place Joseph Sébastien Pons, Perpignan, jusqu’au 30 octobre
















































